Élection de Barack Obama

Les réactions :

Alors que Barack Obama vient d'être élu dans la nuit de mercredi à jeudi président des États-Unis, les chefs d'État du monde entier saluent, de concert, la victoire "historique", "brillante", du candidat démocrate.

John McCain, candidat républicain à la présidentielle américaine 2008
"C'est une élection historique. Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir. (...) Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement", déclare le candidat républicain malheureux qui a téléphoné à son adversaire démocrate pour le féliciter.

George W. Bush, président des États-Unis
"Monsieur le président élu, mes félicitations ! Quelle nuit superbe pour vous, votre famille et vos partisans ! Je promets que cette transition se passera en douceur. Vous êtes sur le point d'entreprendre l'un des plus grands voyages de votre vie. Félicitations, je vous souhaite d'y trouver du plaisir." Le président américain rend hommage au candidat républicain : "John, vous avez donné tout ce que vous pouviez. Je suis fier de vous, et je suis désolé que cela n'ait pas marché."

Nicolas Sarkozy, président de la République française
"Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d'immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde, un immense espoir. Celui d'une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l'exemple et l'adhésion à ses principes", écrit le président français dans une lettre adressée au vainqueur du scrutin américain. Et d'ajouter : "Votre victoire brillante récompense un engagement inlassable au service du peuple américain. (...) En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain."

François Fillon, Premier ministre français
"Votre si belle victoire est historique. Elle illustre la vitalité et la maturité de la démocratie américaine. Elle consacre votre parcours exceptionnel qui constitue un symbole éclatant de renouveau et de rassemblement. Votre élection célèbre la force des idéaux américains. Elle vous place devant de très hautes responsabilités. Face aux défis de notre temps - qu'il s'agisse de la crise financière, du changement climatique ou de la paix au Proche-Orient - je tiens à vous assurer de l'importance qu'attache mon gouvernement au lien transatlantique. La France sera à vos côtés pour répondre à ces défis, comme elle l'a toujours été au cours de la longue histoire qui unit fraternellement nos deux pays."

Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères
"La France, l'Europe, la communauté internationale ont besoin du dynamisme [de Barack Obama, NDLR], de son refus des injustices et de sa volonté d'aller de l'avant pour bâtir un monde plus stable, plus sûr et plus juste. La démocratie américaine vient de vivre un magnifique moment, un de ces rendez-vous majeurs qui démontrent périodiquement sa vitalité, sa foi en l'avenir et sa confiance dans les valeurs qui l'ont fondée il y a plus de deux siècles", lance le chef de la diplomatie au nom de la présidence française de l'Union européenne (UE).

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne
Le moment est venu d'un "engagement renouvelé entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique". "Nous avons besoin d'un new deal pour un nouveau monde. J'espère sincèrement que sous la direction du président Obama, les États-Unis joindront leurs forces à l'Europe pour mener à ce new deal , pour le bénéfice de nos sociétés et du monde entier."

Gordon Brown, Premier ministre britannique
"La relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni est vitale pour notre prospérité et notre sécurité. (...) Barack Obama a mené une campagne inspirée, une politique stimulante avec des valeurs progressistes et sa vision pour l'avenir."

Angela Merkel, chancelière allemande
"
Je vous félicite pour votre victoire historique à l'élection présidentielle. Soyez convaincu que mon gouvernement est conscient de l'importance et de la valeur de notre partenariat transatlantique."

Espagne
Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Moratinos estime mercredi que les États-Unis auront une "attitude différente" envers Cuba après la victoire du démocrate Barack Obama à la présidence américaine. "C'est mon sentiment après avoir parlé avec l'équipe du président (élu) Obama avant l'élection, et je ne pense pas que leur position ait changé après l'élection", a-t-il poursuivi.

Dmitri Medvedev, président russe
"Nous espérons que nos partenaires, la nouvelle administration des États-Unis, feront le choix de bonnes relations avec la Russie", souhaite-t-il.

Le Vatican
"Nous souhaitons tous au nouveau président Obama de pouvoir répondre aux attentes et aux espoirs qu'il suscite, servant avec efficacité le droit et la justice et trouvant la manière adaptée pour promouvoir la paix dans le monde en favorisant la croissance et la dignité de la personne dans le respect des valeurs humaines et spirituelles essentielles. Les fidèles prient pour que Dieu l'éclaire et l'assiste dans sa très grande responsabilité", déclare le porte-parole du Vatican Federico Lombardi.

Hugo Chavez
Le président vénézuélien a salué une "élection historique", exprimant sa volonté d'établir de "nouvelles relations" avec les États-Unis et de relancer "un agenda bilatéral constructif" pour le bien-être des deux peuples.

Hu Jintao, président chinois
"Dans cette nouvelle période historique, j'espère, grâce à nos efforts communs, (...) renforcer sans cesse le dialogue, les échanges bilatéraux, la confiance et la coopération mutuelles et porter la relation constructive entre la Chine et les États-Unis à un nouveau niveau."

Mahmoud Abbas, président palestinien
"J'espère qu'il va accélérer les efforts déployés en vue de parvenir à la paix, d'autant que le règlement du problème palestinien et du conflit israélo-arabe est la clef de la paix mondiale."

Israël
Les relations entre Israël et les États-Unis sont promises à "un bel avenir" après la victoire de Barack Obama, indique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

Syrie

Le ministre syrien de l'Information Mohsen Bilal, dont le pays est en froid avec les États-Unis, exprime l'espoir mercredi que l'élection de Barack Obama à la présidence américaine contribuera à "un changement de la politique extérieure" de Washington. Il appelle le nouveau président américain à "ne pas ignorer les problèmes dont souffrent les peuples et à soutenir la réalisation de la paix, comme (M. Obama) l'avait clamé lors de sa campagne électorale".

Hamid Karzaï, président afghan
"L'élection du sénateur Barack Obama à la présidence des États-Unis a fait entrer le peuple américain et avec lui le reste du monde dans une ère nouvelle. Une ère où la race, la couleur et l'origine ethnique, je l'espère, vont disparaître (...) de la politique dans le reste du monde." Il a aussi fait part de sa "première et principale demande" au président américain élu : la fin des frappes meurtrières visant des civils en Afghanistan.

Hoshyar Zebari, chef de la diplomatie irakienne
"Nous respectons le choix des Américains. Nous ne pensons pas qu'il y aura un brusque changement politique, et il n'y aura pas un désengagement rapide américain d'Irak, car une affaire importante se joue ici", fait savoir ce dernier, accueillant la nouvelle avec réserve.

Nelson Mandela, ancien président de l'Afrique du Sud et héros de la lutte contre l'Apartheid
"Votre victoire a démontré que personne, partout dans le monde, ne devrait avoir peur de rêver de changer le monde pour le rendre meilleur. (...) Nous sommes convaincus que vous allez finalement parvenir à réaliser votre rêve de faire des États-Unis d'Amérique un partenaire à part entière dans une communauté de nations, qui se consacre à la paix et à la prospérité pour tous (...) Nous avons confiance que vous combattrez également partout le fléau de la pauvreté et de la maladie", insiste-t-il.


Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU Pour Kofi Annan, l'élection de Barack Obama, premier président américain noir, est un événement "historique, qu'il n'espérait pas voir de son vivant". "C'est un changement radical à la tête des États-Unis d'Amérique", se félicite-t-il. "L'élection de Barack Obama témoigne de ses qualités exceptionnelles de dirigeant et, surtout, démontre la capacité extraordinaire de l'Amérique pour se renouveler et s'adapter à un monde en changement."

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU
"Au nom des Nations unies, et en mon nom propre, j'adresse mes plus chaleureuses félicitations au sénateur Barack Obama, prochain président des États-Unis. (...) Je suis confiant aujourd'hui dans les futures relations entre les Nations unies et les États-Unis. Nous pouvons nous attendre à une ère de partenariat renouvelé et à un nouveau multilatéralisme."

Toutes les réactions dans le monde

NOUVELOBS.COM | 07.11.2008 | 12:40

J osé Manuel Barroso , président de la Commission européenne : "Nous devons tranformer la crise actuelle en opportunité. Nous avons besoin d'un 'new deal' pour un nouveau monde. J'espère sincèrement que sous la direction du président Obama, les Etats-Unis joindront leurs forces à l'Europe pour mener à ce 'new deal', pour le bénéfice de nos sociétés et du monde entier". "Le moment est venu d'un engagement renouvelé entre l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique". "Je veux assurer le sénateur Obama du soutien de la Commission européenne et de mon soutien personnel dans le renouvellemement de cet engagement pour affronter ensemble les nombreux défis qui nous attendent".

Jaap de Hoop Scheffer , secrétaire général de l'Otan : Il adresse ses "félicitations les plus chaleureuses au sénateur Obama pour son élection".  "Les défis à la sécurité d'aujourd'hui exigent une coopération et une solidarité encore plus fortes entre les Alliés".
"Le lien transatlantique, basé sur le partage de valeurs qui ont fondé il y a près de 60 ans notre Alliance, reste essentiel".
Il se dit assuré que "les Etats-Unis continueraient de jouer un rôle dans cette perspective sous la conduite du président-élu Obama".

Allemagne:

Horst Köhler , président allemand, a félicité Barack Obama pour sa victoire à l'élection présidentielle américaine, indiquant dans un communiqué qu'il pouvait compter sur l'Allemagne "comme partenaire fiable et ami de longtemps".

Angela Merkel , chancelière allemande :  "Je vous félicite pour votre victoire historique à l'élection présidentielle" . "Soyez convaincu que mon gouvernement est conscient de l'importance et de la valeur de notre partenariat transatlantique".

Frank-Walter Steinmeier , ministre allemand des Affaires étrangères: "Je félicite Barack Obama du fond du coeur, avec sympathie et respect," affirme Steinmeier, ajoutant qu'il connaissait le candidat démocrate en tant "qu'homme qui sait surmonter les difficultés" et "qui sait écouter". "L'Amérique a voté pour le changement, en politique intérieure comme extérieure".

Grande-Bretagne :

Gordon Brown , premier ministre britannique,  a félicité Barack Obama pour son élection à la présidence américaine, saluant ses "valeurs progressistes et sa vision pour l'avenir". "Je voudrais offrir mes sincères félicitations à Barack Obama pour avoir remporté la présidence des Etats-Unis". "La relation entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni est vitale pour notre prospérité et notre sécurité". "Barack Obama a mené une campagne inspirée, une politique stimulante avec des valeurs progressistes et sa vision pour l'avenir". "Je connais Barack Obama et nous partageons de nombreuses valeurs. Nous sommes tous les deux déterminés à montrer que le gouvernement peut agir pour aider équitablement les gens à traverser ces temps difficiles pour l'économie mondiale". "J'ai hâte de travailler de manière très proche avec lui dans les prochains mois et prochaines années". "c'est un moment qui va rester dans l'Histoire aussi longtemps que des livres d'histoire seront rédigés".
"J'ai parlé à plusieurs reprises au sénateur Obama et je sais qu'il est un véritable ami du Royaume-Uni".
"Je sais que les valeurs que nous partageons et les politiques sur lesquelles nous travaillons ensemble nous permettrons, à nos deux pays, de traverser ces temps économiques difficiles et de construire une société plus sûre et plus solide pour l'avenir".
"Sans une solution, nous aurons une instabilité dans le reste du monde", parlant du Proche-Orient. "Je pense que les relations solides, historiques entre le Royaume-Uni et l'Amérique, comme je pense le sénateur Obama le reconnaît, ne sont pas construites seulement sur l'histoire et la tradition, elles sont construites sur les valeurs".

Pologne :

Lech Walesa , chef historique du syndicat polonais Solidarité: "Je le félicite même si c'est une grande inconnue" qui nous attend. "Il a défendu les règles économiques capitalistes tout en représentant un populisme social". "Il y a bien des choses qu'il connaît pas mais peut-être grâce à cela il saura découvrir de nouvelles formules de gouverner cette puissance mondiale". Selon lui, les Etats-Unis restent une puissance militaire mais leur situation économique est moins bonne et leur "situation politique encore moins bonne".

Vatican :

Le pape Benoît XVI a adressé un télégramme de félicitations à Barack Obama pour saluer "l'occasion historique" que constitue son élection à la présidence américaine. Benoît XVI adresse au président élu "sa bénédiction afin que Dieu le soutienne, lui et le peuple américain, et que toutes les personnes de bonne volonté puissent travailler pour bâtir un monde de paix, de solidarité et de justice". (Déclaration)

Federico Lombardi, porte-parole du Vatican : "Nous souhaitons tous au nouveau président Obama de pouvoir répondre aux attentes et aux espoirs qu'il suscite, servant avec efficacité le droit et la justice et trouvant la manière adaptée pour promouvoir la paix dans le monde en favorisant la croissance et la dignité de la personne dans le respect des valeurs humaines et spirituelles essentielles". "Les fidèles prient pour que Dieu l'éclaire et l'assiste dans sa très grande responsabilité".

Russie :

Mikhaïl Gorbatchev , ex-numéro un soviétique : "J'ai déjà dit il y a deux ou trois ans que l'Amérique avait besoin d'une perestroïka, et cela a toujours été accueilli par des hourras aux Etats-Unis". "Ce n'est pas un hasard si ces élections ont été suivies dans le monde entier, en particulier comme jamais en Russie". "Ce n'est pas un hasard si les électeurs sont allés voter en ayant conscience qu'il faudrait des changements". L'élection pour la première fois d'un Noir à la Maison Blanche est "une leçon pour tous les autres" pays. (Déclaration à l'agence Itar-Tass)

Mikhaïl Khodorkovski , ex-PDG de la compagnie pétrolière Ioukos: "La victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle n'est pas simplement un nouveau changement de gouvernement". "Nous sommes au bord d'un changement de modèle dans le développement mondial. L'époque qui a commencé il y a trois décennies avec (l'ancien président américain) Ronald Reagan et (l'ancien Premier ministre britannique) Margaret Thatcher s'achève". La crise financière mondiale a rendu ce "virage à gauche" inévitable. (Communiqué)

Dmitri Medvedev , président russe : "Nous espérons que nos partenaires, la nouvelle administration des Etats-Unis, feront le choix de bonnes relations" avec la Russie.

Grigori Karassine , vice-ministre russe :  "Nous espérons un vent nouveau dans les approches américaines concernant tous les problèmes importants de la politique extérieure, notamment à l'égard de la Russie". "Nous espérons que ce renouveau nous apportera des solutions plus constructives pour faire face aux nouveaux défis dont la crise financière".
"C'est le président lui-même qui donnera le ton et ses conseillers pourront (...) revoir leurs stéréotypes".

Igor Setchine , vice-Premier ministre russe : "Le gouvernement russe coopère avec tout président légalement élu". "Nous sommes prêts à tout projet de coopération dans tous les domaines".

Guennadi Ziouganov , leader communiste : "Obama n'a pas pour l'instant de réponses aux questions d'actualité, mais dans ses interventions il s'est dit prêt à changer la politique, ce qui est extrêmement important".

Vladimir Jirinovski , vice-président de la Douma (chambre basse du Parlement russe), ultranationaliste : "La victoire d'Obama est un grand point positif (...) on peut s'attendre à une amélioration dans tous les domaines". "Il ne va pas promouvoir l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan" et "laissera tranquilles l'Iran et la Corée du Nord".

Espagne :

Miguel Angel Moratinos , ministre espagnol des Affaires étrangères : "La volonté de changement a donné (à Barack Obama) un appui majoritaire dans la société nord-américaine. Il y a eu une volonté généralisée de changement dans la façon de conduire la politique économique, sociale et diplomatique". Il espère que les relations entre l'Espagne et les Etats-Unis "vont se consolider" et qu'une "réunion" puisse se dérouler rapidement entre le nouveau président américain, une fois entré en fonction en 2009, et le chef de gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

Mariano Rajoy , leader de l'opposition espagnole : "Le plus important est que nous ayons des relations de haut niveau avec les Etats-Unis, qui soient absolument normales".

Irlande :

Brian Cowen , Premier ministre irlandais :  "L'extraordinaire histoire personnelle de Barack Obama --associée à son éloquence et à ses énormes talents politiques-- adresse un message d'espoir puissant aux amis de l'Amérique à travers le monde". "Nous avons hâte que le nouveau président mette à profit la forte relation de l'Amérique avec l'Union européenne et les autres pays dans le monde". "En ce jour, nous nous souvenons de tous de ceux qui se sont battus pour les droits civiques en Amérique pendant si longtemps, et de tous ceux qui travaillent aujourd'hui dans le monde pour la justice et la paix"."Ce jour est un jour d'espoir pour le monde".

Mary McAleese , présidente irlandaise : Une élection qui constitue une "source d'espoir, pas seulement en Amérique, mais également dans le reste du monde, notamment en ces temps troublés marqués par l'angoisse et l'incertitude".
"J'espère qu'il parviendra à donner à l'Amérique une nouvelle dynamique dans ce qui sera inévitablement un mandat difficile et d'une importance cruciale".

Italie :

Silvio Berlusconi , chef du gouvernement italien : "Je suis absolument convaincu que l'amitié et la coopération entre nos deux pays continueront à croître et à se renforcer".
"L'Italie, un allié fidèle, sincère et reconnaissant des Etats-Unis, n'oublie pas le sacrifice de nombreux jeunes Américains pour rendre à l'Italie et à l'Europe la dignité et la liberté" lors du second conflit mondial.
Il a "cordialement félicité" Barack Obama pour sa victoire "à l'issue d'une campagne électorale difficile au cours de laquelle il a affronté un adversaire de haut niveau".

Silvio Berlusconi , chef du gouvernement italien : "Il est jeune, il est beau et il est bronzé". "Je pense qu'il va y avoir une bonne coopération". "Il y a beaucoup d'attentes qu'il ne doit pas décevoir".
"Je pense qu'il va y avoir une bonne coopération". (Jeudi 6 novembre)

 

Les réactions en France

NOUVELOBS.COM | 07.11.2008 | 11:55

Voici les principales réactions en France à la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine :

LES POLITIQUES

A droite :

Jacques Chirac , ancien président : "Alors que votre élection suscite dans le monde émotion et espoir en ces temps difficiles, je ne doute pas que la France et le peuple français auront à coeur d'entretenir et d'approfondir avec votre pays et le peuple américain, les liens d'amitié et de coopération si intenses qu'une longue histoire commune a forgés". "En récompensant votre inlassable engagement en faveur des valeurs fondamentales de liberté, de démocratie et de progrès, le peuple américain a adressé au monde un message d'ouverture et d'optimisme", affirme également Jacques Chirac, en adressant à Barack Obama ses "félicitations les plus vives et les plus chaleureuses pour cette très brillante victoire". (Lettre adressée à Barack Obama)

Nicolas Sarkozy chef de l'Etat français : "Quel que soit le pays, quelle que soit la région du monde, c'est le changement qui avait gagné, qu'Obama avait dans cette campagne incarné la rupture. L'Amérique a fait hier soir le choix de la rupture". "Les Etats-Unis avaient vécu une belle campagne présidentielle avec un taux de participation record de 66%, une campagne entre un fils d'immigré kenyan d'un côté, et de l'autre un héros de la guerre, John McCain".
"Toute cette campagne et son dénouement traduisaient la capacité de la démocratie américaine à se renouveler, à se régénérer. Il a indiqué que le nouveau président, Barack Obama, avait compris que l'Amérique devait à nouveau se tourner vers le monde et qu'il y aurait incontestablement des opportunités de renforcement des liens transatlantiques". (Porte-parole de Nicolas Sarkozy)

Jean-Marie Le Pen , président du Front national : "Le sénateur Obama n'a pas fait sa campagne électorale sur sa couleur, au contraire. Ce n'est pas le fils d'un Noir américain, c'est un métis, fils d'un Noir africain, qui ne porte donc pas sur les épaules le poids de l'esclavage et qui par conséquent est beaucoup plus à l'aise que quiconque". Il s'agit "d'une victoire conjoncturelle, c'est-à-dire que c'est la présidence de Bush qui est condamnée". Jean-Marie le Pen dit ne pas être "choqué" par l'élection d'un Noir. "Ca me choque d'autant moins que la première fois que j'ai été élu député, en 1956, mon deuxième de liste était un Noir. (...) Je n'ai pas de leçons à recevoir". (Vidéo mise en ligne sur son site).

Brice Hortefeux , le ministre de l'Immigration : L'élection de Barak Obama allait "changer le regard des Français et en général des Européens sur les Etats-Unis". "Il y a aussi un côté symbolique puisque chacun sait que Barak Obama est d'une famille issue de l'immigration". "C'est le témoignage que le défi de l'intégration peut être relevé". "L'apport de l'immigration est lié intrinsèquement à l'histoire des Etats Unis". "En Europe, même si les politiques d'intégration ont globalement échoué, je pense qu'on peut être optimiste". "En France et en Europe, ces politiques sont à bout de souffle. C'est pour cela que j'ai organisé la conférence européenne de Vichy". "La démarche d'Obama symbolise le renouvellement et sans doute la rupture après deux mandats d'administration républicaine et aussi la crise financière". (Déclaration à la presse)

François Bayrou , président du Mouvement démocrate (MoDem) : "Après le désastre des années Bush (...), l'élection de Barack Obama fait que le monde respire mieux". "Nous savons que le nouveau président n'aura pas une baguette magique, qu'il ne résoudra pas tous les problèmes en un jour", et que "dans l'ombre, de puissants intérêts ne se laisseront pas oublier". "Mais au moins pouvons-nous espérer qu'une nouvelle vision, plus ouverte, plus généreuse, plus sociale, inspire la politique américaine". "Nous pouvons espérer qu'Europe et Etats-Unis, avec les autres grandes régions du monde, inventent ensemble un partenariat pour la planète". "Ensemble, ils peuvent répondre à la grande question : la démocratie peut-elle gouverner le monde, au lieu de la force militaire ou de la force de l'argent ?". Cette élection représente également "un message personnel à des centaines de millions d'hommes et de femmes, de garçons et de filles, à la peau noire, qui ont vécu l'expérience de la discrimination". "Pour eux, ce n'est pas seulement une grande nouvelle politique, c'est une grande nouvelle humaine, un grand espoir pour leur vie". (Communiqué)

Laurent Wauquiez , secrétaire d'Etat à l'Emploi: "On a l'impression que tout à coup, on a ouvert les fenêtres sur une politique américaine qui sentait la naphtaline" (Déclaration à la sortie du conseil des ministres).
"On a la même analyse des choses. Ca devrait permettre d'avoir des points de convergence (entre la France et les Etats-Unis) mais ce n'est pas parce qu'Obama est génial - ce dont je suis convaincu - que c'est nécessairement bon pour notre pays". Il faut "qu'on regarde comment le travail ensemble va se faire. Notre job, c'est de s'assurer que les intérêts des Etats-Unis convergent avec les nôtres." (Déclaration sur Canal +)

Nadine Morano , secrétaire d'Etat en charge de la Famille: "En élisant Barack Obama, le peuple américain a changé le visage du monde (...) Un président métis à la Maison Blanche, c'est le sens de l'histoire qui est en marche". (Communiqué)

Alain Juppé , ancien Premier ministre : "Il y a une espèce d'enthousiasme un peu partout, (mais) il faut quand même se dire que le monde ne va pas changer du jour au lendemain et que la tâche qui attend Obama est formidable, dans tous les sens du mot : à la fois enthousiasmante et un peu effrayante". (Déclaration sur Canal+)

Dominique de Villepin , ancien Premier ministre : "c'est une formidable victoire pour les Etats-Unis, pour la démocratie américaine mais c'est surtout la fierté retrouvée pour les Américains. (...) (Il y a une) incertitude parce que se retrouver président des Etats-Unis dans un moment de crise sans avoir eu d'expérience préalable de grande fonction dans l'administration américaine, c'est évidemment un pari". (Déclaration sur LCI)

Axel Poniatowski (UMP), président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale : "C'est avant tout l'espoir d'une approche américaine plus multilatérale dans les affaires internationales. C'est aussi l'espoir de sortir plus vite de la crise économique et financière en parvenant à un accord consensuel sur une économie de marché mieux régulée et mieux encadrée". (Communiqué)
"Notre vie politique n'a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis: nous avons d'un côté un parti de mouvement et de rupture, de l'autre côté un parti de contestation, il reste à inventer un grand mouvement de réconciliation. Mais force est de constater qu'en France, personne ne revendique aujourd'hui cette stratégie".
Selon l'ancien Premier ministre, la différence entre Nicolas Sarkozy et le président américain élu Barack Obama, c'est que le premier prône "la rupture" là où le deuxième incarne "la réconciliation". (Déclaration sur Europe 1)

Valérie Létard , secrétaire d'Etat à la solidarité: La victoire de Barack Obama est "un espoir pour l'évolution du droit des femmes" car il "s'est engagé pour la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes" (Communiqué)

Fadela Amara , secrétaire d'Etat à la politique de la Ville: salue "un formidable exemple d'un renouveau du rêve américain, où chacun, quelle que soit son origine sociale ou ethnique, peut se dire que c'est possible. Barack Obama, incarne pour toute une jeunesse, notamment celle des quartiers populaires, le symbole d'un espoir, d'un changement pour le progrès de l'humanité". (Déclaration)

Mouvement national républicain (MNR, extrême-droite) : "S'étonne des réactions outrancières voire parfois délirantes de la classe politico-journalistique après l'élection de Barack Obama (qui) relèvent d'un parti pris idéologique dépourvu de toute rationalité puisqu'elles ne se fondent que sur la personne du nouveau président et nullement sur son programme" (Communiqué).

Bernard Accoyer , le président de l'Assemblée nationale : "L'élection de Barack Obama ouvre une ère nouvelle pour l'Amérique et marque la force et la vitalité de la démocratie américaine". "Lors de sa première visite en France, j'aurai le plaisir et l'honneur de l'inviter à s'exprimer devant l'Hémicycle de l'Assemblée nationale".

Nicolas Sarkozy , chef de l'Etat français, félicite Barack Obama pour sa "victoire brillante". "Recevez mes félicitations les plus chaleureuses, et à travers moi, celles du peuple français tout entier. Votre victoire brillante récompense un engagement inlassable au service du peuple américain. Elle couronne également une campagne exceptionnelle, dont le souffle et l'élévation ont prouvé au monde entier la vitalité de la démocratie américaine, en même temps qu'ils le tenaient en haleine", écrit le chef de l'Etat. "En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme qu'a fait le peuple américain. Alors que le monde est dans la tourmente et qu'il doute, le peuple américain, fidèle à ses valeurs qui font depuis toujours l'identité même de l'Amérique, a exprimé avec force sa foi dans le progrès et dans l'avenir", juge-t-il. "Ce message du peuple américain résonne bien au-delà de vos frontières. Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d'immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde un immense espoir. Celui d'une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l'exemple et l'adhésion à ses principes". "La France et l'Europe, qui sont unies depuis toujours aux Etats-Unis par les liens de l'histoire, des valeurs et de l'amitié, y puiseront une énergie nouvelle pour travailler avec l'Amérique à préserver la paix et la prospérité du monde. Soyez assuré que vous pourrez compter sur la France et sur mon soutien personnel".

François Fillon , Premier ministre : "Votre si belle victoire est historique. Elle illustre la vitalité et la maturité de la démocratie américaine. Elle consacre votre parcours exceptionnel qui constitue un symbole éclatant de renouveau et de rassemblement". "Votre succès est le signe que le rêve américain continue d'inspirer votre peuple. Et ce rêve transcende aujourd'hui les frontières. Votre victoire adresse au monde un message d'espoir et d'ouverture". "Votre élection célèbre la force des idéaux américains. Elle vous place devant de très hautes responsabilités. Face aux défis de notre temps - qu'il s'agisse de la crise financière, du changement climatique ou de la paix au Proche-Orient - je tiens à vous assurer de l'importance qu'attache mon gouvernement au lien transatlantique. La France sera à vos côtés pour répondre à ces défis, comme elle l'a toujours été au cours de la longue histoire qui unit fraternellement nos deux pays".

Christine Lagarde , la ministre de l'Economie a salué l'élection "symboliquement extraordinaire" de Barack Obama et estimé que l'arrivée au pouvoir d'un représentant d'une minorité s'était déjà "un peu produite en France" avec l'élection de Nicolas Sarkozy.
"C'est symboliquement extraordinaire de voir un représentant d'une minorité prendre les commandes d'un pays qui est la première puissance économique, la première puissance militaire au monde".
"Le président de la République aujourd'hui, à plusieurs reprises, a indiqué qu'il était lui-même le représentant d'une minorité". Concernant l'impact de l'élection de Barack Obama sur la crise économique, Christine Lagarde a estimé qu'"il ne (fallait) pas soulever trop d'espérance", ajoutant que le nouveau président américain devra faire face "à une situation sur le plan financier et économique extrêmement détériorée". "Je serais très étonnée qu'il ne souhaite pas avancer dans la même direction que nous : c'est-à-dire plus de supervision, des marchés organisés (...), pas de produits financiers à risque et puis pas d'acteurs financiers qui opèrent (...) sans surveillance". (Déclaration sur France 2)

Bernard Kouchner , ministre des Affaires étrangères : L'élection de Barack Obama est une "occasion historique de conjuguer nos efforts". Il salue la victoire d'"un homme attaché au dialogue". "J'adresse mes plus chaleureuses et très amicales félicitations au sénateur Barack Obama pour son élection à la présidence des Etats-Unis d'Amérique et lui souhaite le plus grand succès pour son action future à la tête de son pays". "Ensemble, nous devons saisir l'occasion historique de conjuguer nos efforts pour relever les défis économiques, climatiques ou de sécurité auxquels nous sommes tous également confrontés". "Je rends hommage à l'esprit d'engagement, de générosité et de tolérance qui anime Barack Obama". Le monde a "besoin de son dynamisme, de son refus des injustices et de sa volonté d'aller de l'avant pour bâtir un monde plus stable, plus sûr et plus juste".

Patrick Devedjian , secrétaire général de l'UMP : "Les Américains ont aujourd'hui élu le rêve américain. En quelques heures, les Etats-Unis sont redevenus aux yeux du monde ce qu'ils ont commencé d'être au jour de leur création : le pays de la jeunesse et de l'égalité, la nation de tous les possibles, un modèle pour les peuples démocratiques et ceux qui aspirent à le devenir". "A l'heure où, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, l'Europe propose de fonder un nouvel ordre mondial, nous avions besoin que la première puissance du monde recouvrât son autorité morale : Barack Obama, parce qu'il est l'enfant du métissage, l'incarnation du mérite et de l'effort, avait le pouvoir d'opérer ce changement en un jour". "Un point décisif a donc été marqué ; il faut à présent transformer l'essai. Il faut que le président Obama soit à la hauteur de l'espérance immense qu'il a suscitée de part et d'autre de l'Atlantique". "Nul doute que le phénomène Obama aura une influence en Europe et en France".

Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du FN aux relations internationales: "je présente nos félicitations à M. Barack Obama pour son élection à la présidence des Etats-Unis d'Amérique. (...) Attaché à la souveraineté des Etats et à la liberté des nations, le Front national portera avant tout son attention" à "sa politique étrangère, dont les conséquences importent à la France", et notamment à "son respect des règles du droit international" et "son action en faveur d'une paix véritable au Moyen-Orient".

Hervé Morin , président du Nouveau Centre, ministre de la Défense: "Demain, nous retiendrons que 2008 fut cette année où l'élection du président américain a débouché sur une grande leçon pour le monde entier : une leçon de liberté. Une leçon également pour la démocratie française et sa capacité à porter l'égalité des chances et l'accès de tous aux fonctions politiques, quel que soit son continent d'origine ou la couleur de sa peau". (communiqué)

Rama Yade , secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme: "L'Amérique d'aujourd'hui, de 2008, n'est pas la même qu'avant. Nous assistons à la fin d'un monde et au début d'un autre, plein de promesses". "Ce qui s'est passé là, c'est une chute du mur de Berlin fois dix". "Je crois que ce matin, nous avons tous envie d'être Américains". "J'ai le cœur, pardon, alourdi par l'émotion, une émotion qui me fait dire que si elle est comme ça la vie, elle vaut la peine d'être vécue". Rama Yade a estimé que cette élection était "un défi qui est lancé à une bonne partie du monde". "C'est à nous de relever le gant pour ne pas vieillir trop vite". "Je crois que Barack Obama n'appartient pas ce matin à l'Amérique seulement, mais à l'ensemble du monde". ( Déclaration sur Europe 1 et France Info)
"On sort de l'unilatéralisme de combat, on sort de l'idéologie dans les relations internationales, il (M. Obama) est dans une logique beaucoup plus pragmatique, de dialogue et d'ouverture" dans un monde "instable et dangereux. On vérifiera la mise en pratique sur certains dossiers très chauds, la fermeture de Guantanamo bien évidemment, le retrait des troupes en Irak (...), l'Afghanistan (...)". Elle a également cité la question "des menaces plus précises au niveau de certains Etats". (Déclaration à l'émission Questions d'info (LCP-France Info-AFP)

Yves Jégo , secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer: "Dans un monde bouleversé, il n'est pas anodin que l'homme réputé le plus puissant de la planète soit un métis qui plonge une partie de ses racines en Afrique. Un nouvel espoir est né pour l'Amérique bien sûr qui aspirait au changement mais pour le monde entier qui espère que Barack Obama saura être un artisan de la paix et de la prospérité partagée. Il faut saluer la démocratie américaine qui sait ouvrir de telles perspectives". (communiqué)

Parti radical (associé à l'UMP) : "Symbole de l'évolution de la société américaine vers une plus grande égalité des chances", la victoire d'Obama "constitue un exemple et apporte un espoir pour les communautés à l'écart de l'accès aux plus hautes fonctions". (Communiqué)

Nicolas Dupont-Aignan , président de Debout la République : "Après huit années d'une présidence Bush catastrophique, la victoire de Barack Obama prouve qu'il ne faut jamais désespérer de la démocratie. (...) Cette belle leçon de démocratie aux Etats-Unis oblige la France et l'Europe à une réelle rénovation de leur projet et de leurs pratiques politiques". (Communiqué)

Roger Karoutchi , secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement : "La victoire d'Obama est celle de la rupture. En cela, elle rappelle celle de Nicolas Sarkozy en mai 2007". (Communiqué)

Jean-François Copé , président du groupe UMP à l'Assemblée : "Ce qui est très intéressant, c'est d'aller un peu au-delà de cette Obamania, parce qu'il y a un petit côté (...) un peu naïf. Il faut éviter de tomber dans une trop grande naïveté", a ajouté Jean-François Copé, pour qui Barack Obama "a surtout créé une espérance formidable. Et du coup, comme tous les présidents élus qui créent ces espérances, (...) assez vite il faut éviter de la décevoir.Etre capable de réconcilier l'Amérique avec elle-même, et en même temps la réconcilier avec le monde, parfois, ce sont deux objectifs qui peuvent être contradictoires. Attendons de voir le résultat."

A gauche

Arlette Laguiller , porte-parole de LO: "On peut éprouver une certaine satisfaction à l'élection d'Obama, car elle signifie l'échec du camp (...) du conservatisme social et de la bigoterie affichée. C'est le désaveu de Bush". Mais "Obama gouvernera, comme tous ses prédécesseurs, en fonction des intérêts de la grande bourgeoisie américaine". (Communiqué)

Olivier Besancenot , porte-parole de la LCR : Aux Etats-Unis, cette élection "est vécue comme une victoire symbolique majeure contre le racisme. Une page se tourne". Mais "Barack Obama, c'est le candidat qu'a choisi une grande partie de la classe possédante et des milieux d'affaire de ce pays, pour prendre des mesures de sauvetage du capitalisme et de leurs intérêts". "Aucune mesure favorable aux travailleurs ne figure à son programme".
Il souhaite que "la liesse populaire ouvre la voie" à "la mobilisation pour imposer des mesures sociales" et "le retrait immédiat des troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan". (Communiqué, vendredi 7 novembre)
"Ce qu'on peut espérer en tous les cas, c'est que la classe politique française ne se rue pas sur l'effet Obama pour en faire un effet marketing, et nous sortir une belle unanimité qui ne sera qu'une unanimité de façade". "Avant qu'en France, il y ait des Noirs, des Arabes, des ouvriers, des femmes, et des jeunes sur les bancs de l'Assemblée nationale, il y a encore du chemin". (Déclaration sur France 3)

Marie-George Buffet , secrétaire nationale du PCF: "Pour celles et ceux qui se battent contre le racisme, les discriminations, dans le combat pour l'égalité, il y aura un avant et un après 4 novembre 2008. (...) Le défi est immense et le plus dur reste à faire, à savoir ne pas décevoir les attentes que la campagne du sénateur de l'Illinois a suscité aux Etats-Unis mais aussi dans le monde". (Communiqué)

Jean-Michel Baylet , président du Parti Radical de gauche : "La victoire historique de Barack Obama est celle de la générosité, de la fraternité et de l'espoir de paix dans le monde. Après huit ans de présidence Bush l'attente est forte d'une Amérique réconciliée avec elle-même et avec les autres nations". (Déclaration à la presse)

Les Verts : "C'est un symbole d'une portée immense pour un pays marqué par l'histoire de l'esclavage et la discrimination, et pour le monde entier. La victoire de Barack Obama est une formidable leçon pour la classe politique en France qui peine encore à élire des représentants issus de la diversité. Au-delà même de ce symbole, l'élection de Barack Obama est porteuse d'espoirs". (Déclaration à la presse)

Laurent Fabius , ancien Premier ministre : "Il va y avoir sûrement plus de multilatéralisme, mais en même temps Obama sera un partenaire très coriace. (...) Il y a une grande inconnue, c'est quelle va être son attitude vis-à-vis de la crise économique. Les Etats-Unis sont quand même à l'origine d'une grande partie de la crise économique par leur endettement." (Déclaration sur Canal+)

François Hollande , le premier secrétaire du Parti socialiste a salué l'élection "si symbolique" de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, et appelé à "un dialogue nouveau" de l'Europe et de la France avec l'Amérique. "L'élection de Barack Obama est une victoire, d'abord, du peuple américain. Il a eu cette audace, ce courage, cette force de choisir, non pas simplement le camp du progrès (...) mais un homme dont chacun connaissait les origines, les positions, la couleur de peau". "C'est un choix qui a une résonance au-delà même des Etats-Unis d'Amérique". Cependant, a-t-il souligné, "si le monde est forcément concerné par cette belle élection si symbolique, l'élection du président des Etats-Unis n'est pas l'élection du président du monde". "Barack Obama est un grand président des Etats-Unis mais il est le président des Etats-Unis. Il défendra - et c'est son devoir - les Etats-Unis d'Amérique et non pas le monde". "Le rôle de l'Europe, le rôle de la France, est d'engager un dialogue nouveau avec l'Amérique, de le faire avec le respect qui s'attache à ce qui a été la volonté du peuple américain, avec l'admiration qui peut être vouée à Barack Obama, mais aussi avec le sens des intérêts du monde". (Déclaration à la presse)

Ségolène Royal , en lice pour la conquête du PS au congrès de Reims : "L'élection de Barack Obama est un extraordinaire message d'espoir. C'est un changement d'époque car le monde vient de franchir un nouveau cap". "Je forme le vœu que l'Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale".
"Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l'Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu; deuxièmement, agir pour la paix; troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire". (Communiqué à la presse)

La maire de Lille, Martine Aubry : "C'est avec une grande émotion que j'ai appris avec des millions de Français l'éclatante victoire de Barack Obama". "Le grand peuple américain a réalisé le formidable rêve de Martin Luther King, en portant un homme noir à la présidence des Etats-Unis d'Amérique". "L'élection de Barack Obama est un message de paix, de justice et de fraternité au monde entier. C'est aussi un espoir d'une vie meilleure pour des millions d'Américains". (Déclaration à la presse)

Bertrand Delanoë , maire de Paris et candidat au poste de premier secrétaire du PS, a vu dans l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis "un formidable message d'espoir et de sursaut dans un monde en proie au doute et à la confusion".
"Au nom de Paris et en mon nom personnel, je salue donc sa magnifique victoire et je forme des voeux pour que sa présidence fasse écho à l'espérance de paix, de progrès et de justice à laquelle son projet, son nom, et son image sont désormais associés".
"Symboliquement", cette élection "illustre la force et la richesse d'une société multi-culturelle, quand elle sait puiser dans toutes ses ressources".
"Les Européens peuvent voir dans la remarquable victoire du candidat démocrate, la perspective de rapports plus fructueux, plus constructifs, plus solidaires et d'un dialogue indispensable à la résolution des grands problèmes internationaux, dont le combat universel pour la défense de l'environnement". (Communiqué)

Jack Lang (PS), député et ancien ministre : "L'Amérique que nous aimons est de retour: l'Amérique de l'audace, de la générosité. C'est un grand et beau jour pour le monde. (...) L'élection de Barack Obama aura un effet électrochoc et sera porteuse d'une révolution des esprits et des pratiques politiques. Puisse cet exemple inciter les pays d'Europe à s'engager à leur tour sur la voie de vrais changements. Dans ce nouveau contexte, la métamorphose de la gauche française s'impose plus que jamais".

Arnaud Montebourg , député PS : "Cette victoire est une immense émotion pour le monde entier qui observe un grand peuple, le peuple américain, porter un homme de gauche, noir, jeune, à la tête de la première puissance mondiale. En rejetant massivement les abus, les dangers et les injustices du pouvoir républicain, les Américains viennent de montrer la générosité dont ils savent faire preuve dans les moments difficiles de l'Histoire. C'est un nouveau chemin pour le monde que nous pourrons, espérons-le, à nouveau tracer avec le peuple américain pour le reste de la planète". (déclaration à l'AFP)

Victorin Lurel , député socialiste et président du Conseil régional de la Guadeloupe : "Cette élection, la première d'un homme noir, métis, démontre que les Etats-Unis s'acceptent comme une nation multiculturelle et multiethnique, qui plus est autour de valeurs très progressistes. Il faut croire en la puissante valeur symbolique de cet exemple, en particulier dans notre République". (communiqué)

Le Parti communiste français : "L'élection d'un président noir est un fait de grande portée dans l'histoire des Etats-Unis et un facteur d'encouragement pour toutes celles et ceux qui agissent, partout, contre le racisme et les discriminations". (communiqué)

Harlem Désir , eurodéputé PS, ancien président de SOS Racisme : "C'est l'ensemble du peuple qui vient d'élire un homme en dépit de la couleur de sa peau ou y compris à cause de la couleur de sa peau, pour envoyer un signal d'optimisme et d'espoir au monde. C'est un peu une prise de la Bastille: elle a une portée universelle, elle nous parle de notre propre rapport à la diversité". (Déclaration sur RTL)

Benoît Hamon, député européen : "Les Américains ont pris la mesure du renversement de cycle auquel est confronté le monde, notamment en raison de la faillite du système libéral. Ils ont clairement fait le choix du changement". "Les Français déclarent que s'ils étaient Américains, ils voteraient Obama. Pour vérifier si cela serait possible en France encore faudrait-il que les partis présentent des Obama, déjà à des élections locales pour commencer.Je ne suis pas Noir mais j'ai quand même trois défauts au parti socialiste: je suis issu d'un milieu modeste, je suis fils d'ouvrier et pas énarque et je suis de gauche et je l'assume" (Conférence de presse)

AUTRES

Pierre Henry , directeur de France Terre d'asile: C'est "un moment d'espoir et d'émotion pour les progressistes du monde entier".(Communiqué).

François Chérèque (CFDT): "J'espère qu'on aura enfin un chef d'Etat de la plus grande puissance mondiale qui amènera ses collègues chefs d'Etat vers une politique de justice au niveau mondial" et que "son origine africaine le fera agir pour une meilleure répartition des richesses dans le monde et chez lui" (Déclaration).

CFTC : Cette élection "fait germer une grande espérance en même temps qu'une exigence pour une autre politique, un autre modèle de société plus équitable, plus solidaire et plus humain" (Communiqué)

Agir contre le chômage : "Nous souhaitons au président Obama bonne chance, mais lui disons aussi que les lobbies financiers et économiques demeurent très puissants" (Communiqué)

Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples): Cette victoire est "un défi à l'ensemble de la société française, qui n'arrive pas à assumer sa diversité et à la traduire dans la représentation nationale". "Il est urgent de regarder en face l'immense décalage entre les proclamations des valeurs universelles et leurs pratiques, et de passer des paroles aux actes" (Communiqué).

Samuel Solvit , président du comité français de soutien à Barack Obama: "lorsqu'on a su qu'Obama avait gagné, ça a été de la folie, une formidable explosion. En vérité, les mots je ne les trouve pas, c'est tout simplement historique, quel espoir et quels challenges à accomplir, pour les Etats-Unis et pour le monde, même si évidemment ce sera dur! Ce qui compte ce matin c'est l'espoir". (déclaration à l'AFP)

Le Conseil représentatif des institutions juives de France : "Convaincu que le nouveau président s'attachera à renforcer les relations avec la France pour consolider la paix et la démocratie dans le monde", le Crif "espère que le nouveau chef de l'exécutif américain s'opposera avec détermination et sans angélisme aux projets nucléaires du régime iranien fanatique, agressif et négationniste". Il "émet des vœux pour que la nouvelle administration américaine favorise par des mesures réalistes la paix au Proche Orient". (Communiqué)

Le MEDEF a salué "l'élection historique de Barack Obama qui devient le 44e président des Etats-Unis d'Amérique". "Comme ils l'ont fait à de nombreuses reprises au cours de leur histoire, les citoyens américains ont su renouveler hier la promesse du rêve américain". Pour Laurence Parisot, présidente du MEDEF, "cette élection prouve l'extraordinaire capacité de l'Amérique à se réinventer et être toujours à la pointe de la modernité". "C'est la victoire de la jeunesse et de la diversité. C'est l'image d'une Amérique qui croit en elle-même et qui adresse par cette élection un message d'espoir au monde". Le MEDEF "souhaite que cette élection donne une nouvelle impulsion à la relation transatlantique pour que des solutions communes puissent être élaborées et mises en œuvre dans le difficile contexte financier et économique auquel le monde doit faire face". (Communiqué)

Le Conseil représentatif des organisations noires (Cran), son président, Patrick Lozès salue un résultat qui "soulève un immense espoir non seulement pour les Noirs mais pour la justice dans le monde". Aujourd'hui, les Noirs de France regardent vers les Etats-Unis où le rêve américain est à nouveau relancé. Une délégation du Cran, qui demande à Nicolas Sarkozy de ne pas "ignorer cette revendication urgente d'égalité des noirs de France", se rendra "aujourd'hui (mercredi) à 16H00 à l'Elysée afin de porter de vive voix, son message à Nicolas Sarkozy". (Communiqué)

Dominique Sopo , président de SOS Racisme : "Par son parcours qui en fait aujourd'hui le premier président 'noir' des Etats-Unis, Barack Obama nous montre la valeur de l'engagement citoyen" après que "plusieurs générations se sont battues pour l'égale dignité entre les citoyens".Dominique Sopo souhaite que le succès d'Obama inspire "les responsables politiques d'autres pays - dont le nôtre - quant à la possibilité de concilier l'honnêteté du discours politique et la capacité à soulever des rêves et des espoirs fondés sur le vivre-ensemble et sur le progrès pour tous". (communiqué)

Fodé Sylla , ancien président de SOS racisme : "Mieux qu'une leçon, c'est un conseil que nous donnent les citoyens nord-américains : celui d'ouvrir les portes des institutions de la République aux Français issus de l'immigration (...) depuis les mairies jusqu'à l'Assemblée nationale ou encore au Parlement européen. Les prochaines élections européennes seront un premier test qui montrera si les partis politiques français ont compris ce message". (Communiqué)

Lilian Thuram , ancien capitaine de l'équipe de France de football, originaire de Guadeloupe : "Un président noir, la première femme des Etats-Unis noire, c'est une grande leçon de la société américaine. Cela va dans le sens qu'il faut sur la réflexion qu'on doit avoir sur l'homme".
"C'est extraordinaire quand on connaît l'histoire des Etats-Unis, l'esclavage, la lutte des Noirs pour exister dans cette société, avec Rosa Parks la première à avoir dit non, les mouvements civiques qu'il a fallu". "Cela donne envie d'avoir confiance en l'avenir, il faut espérer une réelle réflexion sur notre société en mouvement. Il faut espérer qu'il en découle une société plus juste et un visage du monde plus équitable". (Déclaration à la presse)

 

Les réactions aux Etats-Unis à l'élection d'Obama

NOUVELOBS.COM | 06.11.2008 | 19:14

Aux Etats-Unis

John McCain , candidat républicain battu, reconnaît sa défaite et indique avoir téléphoné à son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter. "Le peuple américain s'est exprimé", déclare-t-il en direct à la télévision. "Cet échec, c'est le mien, pas le vôtre". "Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement". "C'est une élection historique", a-t-il poursuivi. "Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir". "J'ai toujours pensé que les Etats-Unis offraient des opportunités aux gens qui entreprennent et qui savent saisir leur chance. Le sénateur Obama pense cela lui aussi". "Nous reconnaissons tous les deux que nous avons parcouru un long chemin depuis les anciennes injustices qui ont entaché la réputation de notre pays". "Je m'engage ce soir auprès de lui à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider (Obama) à nous faire surmonter les nombreux défis qui sont devant nous."."Peu importe nos différences, nous sommes tous Américains".

George W. Bush , président américain, appelle Barack Obama pour le féliciter de sa victoire lors d'une "superbe" soirée électorale, a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. "Monsieur le président élu, mes félicitations ! Quelle nuit superbe pour vous, votre famille et vos partisans", a dit Bush, selon sa porte-parole. "Je promets que cette transition se passera en douceur. Vous êtes sur le point d'entreprendre l'un des plus grands voyages de votre vie. Félicitations, je vous souhaite d'y trouver du plaisir".

Condoleezza Rice , la secrétaire d'Etat américaine a jugé "exaltante" l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche et dit qu'elle était fière que les Etats-Unis aient élu leur premier président noir.

La fille du militant des droits civiques Martin Luther King , Bernice King: "Je sais que mon père aurait été fier de l'Amérique pour cela". "Cela veut dire que le travail pour lequel mon père et ma mère se sont sacrifiés n'a pas été vain. (...) J'étais très émue ce soir et j'ai pleuré en entendant l'annonce (de sa victoire)". Martin Luther King serait "fier des nombreux jeunes qui se sont rendus aux urnes pour rendre cela possible. Et c'est un nouveau jour qui se lève sur l'Amérique".

Colin Powell , ancien secrétaire d'Etat américain dans la première administration de George W. Bush : "Le président-élu Obama sera le président de toute l'Amérique". "Il se trouve également qu'il est noir, ce qui en fait un événement vraiment, vraiment historique". (Déclaration à la presse).

Jaap de Hoop Scheffer , secrétaire général de l'Otan : Il adresse ses "félicitations les plus chaleureuses au sénateur Obama pour son élection".  "Les défis à la sécurité d'aujourd'hui exigent une coopération et une solidarité encore plus fortes entre les Alliés".
"Le lien transatlantique, basé sur le partage de valeurs qui ont fondé il y a près de 60 ans notre Alliance, reste essentiel".
Il se dit assuré que "les Etats-Unis continueraient de jouer un rôle dans cette perspective sous la conduite du président-élu Obama".

Ban Ki-moon , secrétaire général de l'Onu : "Au nom des Nations unies, et en mon nom propre, j'adresse mes plus chaleureuses félicitations au sénateur Barack Obama, prochain président des Etats-Unis". "Je suis confiant aujourd'hui dans les futures relations entre les Nations unies et les Etats-Unis. Nous pouvons nous attendre à une ère de partenariat renouvelé et à un nouveau multilatéralisme". (Déclaration à la presse)

Yvo De Boer , haut responsable de la lutte contre le changement climatique aux Nations unies s'est déclaré mercredi "très encouragé" par l'élection de Barack Obama et a espéré que le président élu puisse venir à la conférence de l'ONU à Poznan. "Il est impossible d'avancer sur cette question très importante sans l'engagement complet des Etats-Unis". "Je suis très encouragé par les prises de position du sénateur Obama concernant le changement climatique et j'espère vraiment que lui-même ou ses représentants puisse venir à la conférence de Poznan et exposer sa vision des choses pour aller de l'avant". (Déclaration à l'AFP)

 

 

Les réactions dans le reste du monde

NOUVELOBS.COM | 07.11.2008 | 12:38

V oici les principales réactions dans le reste du monde à la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine :

AU CANADA

Jean Charest , Premier ministre québécois : "C'est un signal qui me semble très important pour l'avenir à la fois des Etats-Unis et de la planète. Cela veut dire que dorénavant, on choisit nos leaders en fonction de leurs compétences et des enjeux, pas parce que c'est un Noir ou un Blanc". "Je vois là une ouverture alors que les Américains ont vécu une période de repli. C'est une ouverture (...) qui à mes yeux sera marquante au plan de l'histoire". (Communiqué, mercredi 5 novembre)

Gilles Duceppe , chef du bloc québécois (indépendantiste): "L'espoir que (Barack Obama) suscite traverse les frontières et ici, au Québec, la joie est palpable". (Déclaration, mercredi 5 novembre)

Stéphane Dion , leader de l'opposition fédérale : Cette campagne "historique a non seulement mobilisé un nombre sans précédent d'électeurs, mais aussi captivé des millions de personnes partout dans le monde". (Déclaration, mercredi 5 novembre)

EN ASIE

Taro Aso , Premier ministre japonais, a félicité Barack Obama et promis de renforcer les relations avec les Etats-Unis, principal allié du Japon.
"Je vais faire tout mon possible pour renforcer l'alliance du Japon avec les Etats-Unis et résoudre les différents problèmes auxquels fait face la communauté internationale, en pleine coopération avec le prochain président Obama".
Parmi les défis à relever, il a cité "l'économie internationale, le terrorisme et l'environnement".
"L'alliance avec les Etats-Unis est le pilier de la diplomatie japonaise et la pierre angulaire pour la paix et la stabilité de la région Asie-Pacifique", a assuré Taro Aso, soulignant les "valeurs communes de liberté, démocratie, respect des droits de l'Homme et libre entreprise" que partagent les deux pays.

Hu Jintao , président chinois, félicite Barack Obama, indiquant vouloir élever les relations entre la Chine et les Etats-Unis à un nouveau niveau.
"Dans cette nouvelle période historique, j'espère, grâce à nos efforts communs (...) renforcer sans cesse le dialogue, les échanges bilatéraux, la confiance et la coopération mutuelles et porter la relation constructive entre la Chine et les Etats-Unis à un nouveau niveau".
Hu Jintao a souligné que les échanges diplomatiques devaient reposer sur la base des "trois communiqués", une référence aux trois documents qui ont permis aux deux puissances de renouer progressivement leurs relations dans les années 70.

Qin Jang , porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois: "Nous appelons les Etats-Unis à respecter leur engagement (...), à respecter la politique de la Chine unique et à arrêter de vendre des armes à Taïwan.
Si on regarde le développement des relations bilatérales ces dernières années, la question de Taïwan est la plus sensible."

Les Philippines ont félicité le démocrate Barack Obama pour sa victoire "historique" à l'élection présidentielle américaine, appelant à une plus étroite coopération entre les deux pays.
"Nous voulons exprimer nos sincères félicitations au président élu Barack Obama, qui devient le 44e président des Etats-Unis, pour sa victoire historique et brillante", a déclaré Lorelei Fajardo, porte-parole de la présidente Gloria Arroyo.
"Son appel au changement a ouvert une nouvelle phase de la politique américaine, signe d'espoir et d'inspiration non seulement pour le peuple américain mais aussi pour les citoyens du monde entier", a-t-elle ajouté.
"L'Amérique a toujours été le bastion de la démocratie et le monde a toujours attendu que les Etats-Unis montrent la direction. Obama a promis le changement et le peuple américain comme le reste du monde, attend ces changements", a-t-elle encore déclaré.
"Nous attendons une plus étroite coopération entre les Etats-Unis et les Philippines, les démocrates ont toujours été de bons alliés", a encore ajouté Lorelei Fajardo, alors que les Philippines sont une ancienne colonie américaine.

EN OCEANIE

Kevin Rudd , premier ministre australien : "Il y a 45 ans, Martin Luther King avait fait le rêve d'une Amérique où hommes et femmes seraient jugés non pas sur la couleur de leur peau mais sur leur personnalité".
"Aujourd'hui, l'Amérique a concrétisé ce rêve".
"Le monde attend de l'Amérique qu'elle assure le leadership sur les grands défis du 21e siècle".

Helen Clark , Premier ministre travailliste néo-zélandais, félicite Barack Obama, attendant de "travailler avec lui" sur les questions de la crise financière et du réchauffement climatique. "Le sénateur Obama va prendre ses fonctions à un moment crucial". "La communauté internationale est confrontée à de nombreux défis pressants, notamment la crise financière mondiale et le réchauffement climatique". "Nous avons hâte de travailler étroitement avec le président Obama et son équipe sur ces questions".

EN AMERIQUE LATINE

Pelé, triple champion du monde de football a envoyé un message de félicitations "au nom de tous les athlètes du monde", en priant Dieu pour qu'il lui "donne beaucoup d'inspiration" pour diriger son gouvernement. "Je l'encourage de tout cœur non pas parce qu'il est noir, mais pour les espoirs de changement de la politique nord-américaine. Maintenant qu'il est élu, je vais prier Dieu pour qu'il l'éclaire et lui donne beaucoup d'inspiration afin qu'il puisse satisfaire les désirs de son peuple". (Déclaration à la presse)

Marta Lomas , ministre des Investissements étrangers cubaine salue la victoire de Barack Obama : "Si Obama fait un geste pour alléger le blocus, il sera le bienvenu et bien sûr que cela va nous aider, même si nous sommes prêts à ce que la situation reste inchangée", a déclaré la ministre à des journalistes. Bien sûr que je suis contente qu'Obama ait gagné, je crois que le peuple américain méritait cela".

Michelle Bachelet , présidente chilienne a "publiquement salué l'élection de Barack Obama comme nouveau président des Etats-Unis" et exprimé, au nom du Chili, ses "vœux de succès pour son administration". "Je sais que ses principales préoccupations vont à la justice sociale et à l'égalité des chances résumées en termes de changement et d'espérance, à l'instar certainement des mêmes principes qui nous animent au Chili". (Déclaration à la presse)

Luiz Inacio Lula da Silva , président brésilien : "L'élection du premier noir de l'Histoire des Etats-Unis est un fait extraordinaire, surtout celle d'une personne qui a démontré sa compétence politique, comme le président (élu) Obama". "J'espère qu'Obama aura une relation plus forte avec l'Amérique latine, du Sud et le Brésil", a dit le président brésilien pour qui il est "nécessaire que les Etats-Unis construisent une politique active par rapport à l'Amérique latine".

José Miguel Insulza , secrétaire général de l'Organisation des Etats américains ( OEA ) : "Les Etats-Unis vont changer après (l'élection de Obama) hier, cela ne fait aucun doute". "Il va y avoir un changement fondamental, un revirement de la politique nord-américaine de ces dernières années, mais cela se produit en un moment difficile de crise économique". "Il y a une bonne disposition initiale (...) Le moment est venu de passer à une nouvelle étape mais cela ne signifie pas pour autant une transformation tellement radicale". "J'espère qu'il y a une disposition pour résoudre des questions en suspens comme la migration et l'énergie. L'Amérique latine croit davantage dans la coopération qu'aux grands discours".

Jorge Taiana , ministre des Affaires étrangères d'Argentine : "C'est un message d'espoir. C'est la confirmation de la fin d'un cycle dans le monde, dominé par le néolibéralisme". Au sein du gouvernement, "nous sommes satisfaits et contents", a-t-il souligné ajoutant que l'élection américaine était "importante" et "la preuve d'un exercice démocratique". C'est aussi "la fin d'un système global qui doit maintenant laisser la place à quelque chose de différent, qui soit basé sur le multilatéralisme". (Communiqué)

Hugo Chavez , président vénézuélien a félicité Barack Obama pour son "élection historique" et exprimé sa volonté d'établir de "nouvelles relations" avec les Etats-Unis et relancer "un agenda bilatéral constructif" pour le bien-être des deux peuples. "En ce jour d'espérance pour les Américains, le président Hugo Chavez, au nom du peuple vénézuélien, félicite le peuple des Etats-Unis et le président élu Barack Obama pour sa grande victoire". "Depuis la patrie de Simon Bolivar, nous sommes convaincus de ce que l'heure est venue d'établir de nouvelles relations entre nos pays et avec notre région sur la base du respect de la souveraineté, de l'égalité et d'une véritable coopération". Le gouvernement vénézuélien affirme "sa volonté et sa détermination d'édifier sur la base du respect absolu de la souveraineté, un agenda bilatéral constructif pour le bien-être des peuples vénézuélien et américain". (Communiqué du ministère des Affaires étrangères)

La Colombie félicite Barack Obama, à qui elle "réitère sa disposition à continuer à travailler sur des thèmes communs", dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi par le ministère des Affaires étrangères.

Felipe Calderon , président mexicain, adresse un courrier à Barack Obama pour le féliciter de "son triomphe" et l'inviter à visiter "prochainement" le Mexique. Le président mexicain a confiance en "l'émergence d'une nouvelle étape de progrès dans la relation entre les deux pays, basée sur la co-responsabilité, le dialogue franc et respectueux, et la confiance mutuelle". Calderon confirme "l'engagement du gouvernement du Mexique à renforcer et appronfondir les relations bilatérales et à travailler à la construction d'un avenir meilleur pour la région". "Le processus électoral (...) avec une participation sans précédent des électeurs des Etats-Unis, atteste de la solidité de la vie démocratique de ce pays".

AU PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Mouammar Kadhafi , numéro un libyen : "Cela peut être considéré comme le début de la victoire des Noirs en Amérique, qui furent esclaves et maintenant deviennent les maîtres". "Les gens qui ont éliminé physiquement (le président américain) Abraham Lincoln car il a libéré les esclaves, qui ont assassiné (le pasteur baptiste Martin) Luther King et (le président John F.) Kennedy, ils se trouvaient aux Etats-Unis, voilà pourquoi je crains pour sa sécurité". "Je crains qu'(Obama) ne souffre d'un complexe d'infériorité et qu'il ne suive le comportement des Blancs pour devenir le roi des rois". (Déclaration à la presse)

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien : "Je vous félicite pour avoir été capable de rassembler une majorité de votes lors de l'élection. J'espère que vous ferez de votre mieux (...) et que vous laisserez un bon souvenir en préférant les vrais intérêts du peuple et la justice aux demandes insatiables d'une minorité indécente et égoïste".

L'Iran : "L'élection d'Obama à la présidence américaine est un signe évident que le peuple de ce pays exige des changements de fond dans la politique nationale et étrangère américaine". "Nous espérons que le nouveau gouvernement américain va répondre aux attentes de son peuple en prenant ses distances par rapport à la mauvaise approche du gouvernement sortant". (Déclaration à la presse)

Benjamin Netanyahu , chef de l'opposition de droite et candidat au poste de Premier ministre en Israël, s'est dit convaincu qu'il pourra œuvrer à la paix au Proche-Orient avec le nouveau président américain Barack Obama. "Je suis convaincu que nous travaillerons ensemble pour la paix dans notre région et un meilleur avenir pour nous tous". "Vous et le peuple américain avaient suscité un changement historique et avaient rappelé au monde ce pour quoi les Etats-Unis se battent : l'espoir et la promesse d'un avenir meilleur". (Lettre adressée à Barack Obama)

Mohsen Bilal , ministre syrien de l'Information, dont le pays est en froid avec les Etats-Unis, a exprimé l'espoir que l'élection de Barack Obama à la présidence américaine contribuerait à "un changement de la politique extérieure" de Washington.

Amr Moussa, le secrétaire de la Ligue arabe a salué l'élection "historique" de Barack Obama à la Maison Blanche et a appelé le nouveau président à être un "médiateur honnête" de la paix au Proche-Orient, contrairement à l'administration américaine actuelle. "Aujourd'hui est un jour spécial, un jour historique". "En soulignant l'importance de ce jour, je veux également souligner l'importance du message que M. Obama n'a cessé de mettre en avant : 'nous avons besoin de changement' (...) Nous, au Proche-Orient, dans le monde arabe, ressentons cela très fortement. Nous avons besoin de changement dans l'approche américaine de la région et du problème palestinien". Pour résoudre le conflit israélo-palestinien, "nous avons besoin d'une politique américaine basée sur une médiation honnête. Nous avons besoin de l'influence américaine, sans aucun doute, mais nous avons besoin qu'elle soit reformulée pour revenir à un rôle constructif de médiateur honnête". "Il ne peut y avoir de médiateur partial", cette politique a "échoué". (Déclaration lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen à Bruxelles)

Yousuf Raza Gilani , Premier ministre pakistanais a félicité Barack Obama pour sa victoire à la présidence des Etats-Unis, en estimant que cette élection allait promouvoir "la paix et la stabilité" dans la région. "J'espère que sous votre direction, les Etats-Unis vont continuer à être une source de paix et d'idées nouvelles pour l'humanité".Le Premier ministre a souhaité que la présidence de Barack Obama crée "de nouvelles occasions de discuter des moyens de renforcer les relations entre le Pakistan et les Etats-Unis et de promouvoir la paix et la stabilité dans la région et au-delà".

Mahmoud Abbas, dirigeant palestinien: "Le président Abbas félicite le président américain élu Barack Obama en son nom et au nom du peuple palestinien et espère qu'il va accélérer les efforts déployés en vue de parvenir à la paix, d'autant que le règlement du problème palestinien et du conflit israélo-arabe est la clef de la paix mondiale". "Le président Abbas espère que la nouvelle administration continuera de faire de l'instauration de la paix une de ses principales priorités".

En Iran. Hamid-Reza Haji-Babaie , député conservateur iranien: l'élection de Barack Obama est une "occasion et un test pour l'Amérique et le monde". "L'élection de Obama par rapport à (John) McCain est positive. Obama a promis des changements dans la politique américaine, ce qui est à la fois une occasion et un test pour les Etats-Unis", a dit Hamid-Reza Haji-Babaie. "Avec son militarisme et la crise économique (le président George W.) Bush a crée un très mauvais climat contre les Etats-Unis dans le monde au cours des dernières années et l'élection de McCain aurait aggravé ce climat", a-t-il ajouté.

En Afghanistan, le président Hamid Karzaï a déclaré que "l'élection du sénateur Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a fait entrer le peuple américain et avec lui le reste du monde dans une ère nouvelle". "Une ère où la race, la couleur et l'origine ethnique, je l'espère, vont disparaître (...) de la politique dans le reste du monde". "Je félicite le sénateur Obama pour son élection à la présidence des Etats-Unis et lui souhaite bonne chance ainsi qu'au peuple américain".

Le mouvement islamiste palestinien Hamas : Barack Obama "doit tirer la leçon des erreurs des précédentes administrations, notamment celle de Bush qui a détruit l'Afghanistan, l'Irak, le Liban et la Palestine. Il doit tâcher d'améliorer les relations des Etats-Unis avec le reste du monde au lieu de continuer à agiter le gros bâton américain. Nous voulons qu'il soutienne la cause palestinienne ou (lui demandons) au moins de ne pas être partial en faveur de l'occupant israélien. Nous n'avons aucun problème pour établir des relations normales avec les Etats-Unis pour expliquer la justesse de notre cause".
"Nous demandons à Obama de ré-examiner la politique étrangère des Etats-Unis à l'égard des Palestiniens. Nous le jugerons en fonction de ce qu'il fera et dira sur cette question". (Déclaration à l'AFP du porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum)

L'ancien président du Parlement iranien, le conservateur Gholam-Ali Hadad-Adel : "Pour sortir du bourbier dans lequel ils ont été plongés par Bush, les Américains doivent changer de politique. M. Obama a compris cette réalité en choisissant le slogan +le changement dont nous avons besoin".
"La victoire de ce slogan est l'aveu de l'échec de la politique de Bush à travers le monde et (...) le nouveau président américain n'a pas d'autre choix que de changer cette politique, ce qui est dans l'intérêt du peuple américain et du monde". (Déclaration à l'agence officielle Irna)

Ehud Olmert , le Premier ministre israélien sortant a salué la victoire "éclatante et historique" de Barack Obama, émettant l'espoir d'un "resserrement" des relations bilatérales et des progrès dans le processus de paix. "L'Amérique a prouvé une fois de plus qu'elle est la plus grande des démocraties, et M. Obama a démontré ses qualités de dirigeant".
"Les relations entre Israël et les Etats-Unis sont spéciales et fondées sur des valeurs et des intérêts communs, et s'expriment par une coopération étroite. Israël et les Etats-Unis veulent les resserrer et faire progresser le processus de paix au Proche-Orient". (Communiqué à la presse)

EN AFRIQUE

Robert Mugabe , président zimbabwéen: "Je profite de cette opportunité pour vous assurer Monsieur le président que le gouvernement de la République du Zimbabwe est prêt à s'engager dans toute initiative pour améliorer nos relations bilatérales", (Communiqué)

Le Soudan , par la voix du porte-parole des Affaires étrangères, a exprimé l'espoir mercredi que la victoire de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis introduirait "un changement réel" dans les relations très tendues entre les deux pays.
"Le résultat de l'élection est une affaire purement interne, mais sûrement, les Etats-Unis étant la seule grande puissance au monde, il affecte tous les autres pays". "Nous espérons que le slogan lancé par le président (élu) Obama -"le changement"- se traduira dans la politique étrangère des Etats-Unis, surtout à l'égard du Soudan et des pays opprimés, la Palestine, l'Irak et la Somalie". "Nous voulons voir un changement réel entre le Soudan et les Etats-Unis".

Joseph Kabila , président de la République démocratique du Congo : "C'est avec un immense plaisir que je vous envoie les félicitations sincères du peuple de la RDC à la suite de votre victoire historique.
Votre victoire (...) donne l'espoir à des personnes comme nous qui aspirent à une nouvelle aube pour la paix, l'unité et le progrès.J'attends avec impatience de travailler avec vous pour (...) restaurer la paix et la stabilité en RDC, dans la région tout entière des Grands Lacs."

Abdoulaye Wade , le président sénégalais : "Il va y avoir quelque chose de changé au niveau mondial. Mais je souhaiterais surtout que cela amène un changement en France". "Les Noirs, aux Etats-Unis, il y a longtemps qu'ils ont réussi à crever l'écran de l'économie. Ils sont à la tête des plus grandes banques, des plus grandes sociétés et tout le monde trouve cela normal". En France, "il faut espérer qu'il y ait un changement. Déjà la présence de Rama Yade (secrétaire d'Etat française aux droits de l'Homme, d'origine sénégalaise) dans un gouvernement français, c'est important. Mais ce n'est pas nouveau et le problème n'est pas là (dans la représentation politique)". "En France, les Noirs n'arrivent pas à percer sur le plan économique. On ne voit pas de Noirs au sommet de sociétés et de l'administration, sinon quelques Antillais dans les bureaux de poste ou à la douane". "La France n'est pas raciste, la France profonde n'est pas raciste, du tout, du tout, mais il y a un racisme quelque part". (Déclaration à l'AFP)

Kofi Annan , l'ancien secrétaire général de l'Onu : "C'est un changement radical à la tête des Etats Unis d'Amérique". "L'élection de Barack Obama témoigne de ses qualités exceptionnelles de dirigeant et, surtout, démontre la capacité extraordinaire de l'Amérique pour se renouveler et s'adapter à un monde en changement". Barack Obama "pourra restaurer la réputation et la place des Etats Unis dans la communauté des nation".

Nelson Mandela , le premier président noir d'Afrique du Sud, a félicité le démocrate Barack Obama pour son élection à la présidence américaine, un exemple, selon lui, que tout le monde pouvait "rêver" de changer le monde. "Votre victoire a démontré que personne, partout dans le monde, ne devrait avoir peur de rêver de changer le monde pour le rendre meilleur". "Nous sommes convaincus que vous allez finalement parvenir à réaliser votre rêve de faire des Etats-Unis d'Amérique un partenaire à part entière dans une communauté de nations, qui se consacre à la paix et à la prospérité pour tous". "Nous avons confiance que vous combattrez également partout le fléau de la pauvreté et de la maladie", estime Nelson Mandela, soulignant qu'il applaudissait son "engagement envers la paix et la sécurité sur la planète". (Lettre à Barack Obama)

Zine El Abidine Ben Ali , président tunisien a adressé mercredi un message de félicitation au président élu Barack Obama. Ben Ali se déclare "convaincu que les relations d'amitié et de coopération entre la Tunisie et les Etats-Unis continueront d'être renforcées afin de conforter les idéaux de liberté, de démocratie et de paix, partagés par les deux pays". Ben Ali a exprimé "son aspiration à œuvrer avec le président américain élu pour poursuivre les efforts visant à diffuser une paix juste, durable et globale au région du Moyen-orient". (Déclaration à l'agence TAP)

 

La Presse :

LONDRES | Les journaux du monde entier ont salué mercredi à l'unisson l'élection "historique" de Barack Obama à la Maison Blanche, estimant qu'elle allait non seulement transformer la face des Etats-Unis mais également la planète.

afp | 05.11.2008

"Historique", c'est le mot choisi par la grande majorité des quotidiens du globe, qui ne relatent pour la plupart la victoire que dans leur édition électronique en raison de résultats trop tardifs pour respecter l'heure du bouclage.

"Victoire historique", titrent le magazine allemand Spiegel et le quotidien conservateur néerlandais Trouw. "Obama historique", barre la Une du Diario de Noticias portugais. "Obama change la couleur de l'Histoire", renchérit le quotidien espagnol El Mundo (centre-droit), tandis que son concurrent de centre-gauche El Pais souligne un "avant et un après" Obama.

"L'Amérique change de couleur", estime le quotidien algérien arabophone El-Khabar. "L'Amérique a montré que tout est possible!", exulte le quotidien populaire allemand Bild.

La venue d'un "Kennedy noir à la Maison Blanche", mots du quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar, va "transformer à jamais le pays de l'Oncle Sam", estime l'Al-Mustaqbal, proche de la majorité pro-occidentale libanaise. "L'Amérique tourne une page", croit lui aussi le journal grec Kathimerini (centre-droit).

A l'instar de nombreux journaux, le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ) souligne que les Américains ont "franchi un pas supplémentaire en laissant derrière eux les anciennes barrières raciales".

Mais la portée du vote ne s'arrêtera pas aux frontières des Etats-Unis, prédit le Guardian britannique (centre-gauche): "le peuple américain ... a fait le choix net d'un changement pour lui-même et pour le monde".

Son compatriote The Sun évoque "un pas de géant pour l'humanité", en écho à la phrase de l'astronaute américain Neil Armstrong en 1969 lorsqu'il était devenu le premier homme à poser le pied sur la Lune. Le scrutin va faire "date dans l'histoire de l'Humanité", croit lui aussi le quotidien d'Etat burkinabè Sidwaya.

"L'élection de Barack Obama rétablit de manière spectaculaire (le) crédit et (le) rayonnement" de l'Amérique, juge Le Temps à Genève. Le journal grec Avgi (gauche) se met à espérer "que les guerres s'arrêtent et que les pauvres ne soient pas amenés à payer pour la crise financière".

La presse souligne cependant que le président élu est attendu au tournant de l'Histoire.

"Nous connaissions un candidat qui a séduit le monde. Maintenant nous allons connaître le président", écrit le quotidien conservateur espagnol ABC. Il n'est pas certain que "la réthorique de la campagne soit traduite en politique", craint l'Eleftherotypia, journal grec de centre-gauche, tandis que le suisse Tages-Anzeiger rappelle le "difficile héritage" auquel sera confronté le nouveau président.

Le quotidien israélien de gauche Haaretz souligne quant à lui les défis qui attendent Obama au Proche-Orient. "Seul un leadership américain actif... peut faire sortir de l'impasse. Mais même là, il n'y a pas de garantie de succès", rappelle Haaretz.

"Les attentes sont énormes... Désormais vient le plus dur peut-être pour Barack Obama: ne pas décevoir", met en garde le quotidien français Libération (gauche).

Son concurrent Le Monde voit en Barack Obama "la chance" de l'Amérique mais également "celle de ses partenaires" et "de ses ennemis, à commencer par l'islamisme armé qui s'est nourri d'une idéologie bushiste belliqueuse". "Après Bush enfermé dans ses certitudes démenties par la réalité, Obama offre au monde un autre visage... Il est l'homme qu'il faut. A lui d'inscrire ce moment dans la marche du temps", ajoute Le Monde.

Devenu président, Obama "doit mettre en scène le changement" promis lors de sa campagne, écrit le Yomiuri Shimbun japonais. "L'absence de résultats rapides pourrait transformer les espoirs de changement en déception", avertit son concurrent le Nikkei.

Réélu en 2012

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