Paradis

Paradis fiscaux

Des députés, parmi lesquels le libéral Raymond Bernier,
le péquiste Nicolas Marceau et le caquiste André Spénard,
demandent que le ministère des Finances étudie la possibilité pour le Québec
de se soustraire à «certaines conventions fiscales» signées par le Canada avec d'autres États.
Et qu'il soumette, le cas échéant, les modalités d'un retrait du Québec.

« Panama papers » : les 979 sociétés offshore
créées par la Société générale via Mossack Fonseca

Une escroquerie légalisée - Précis sur les «paradis fiscaux»
Alain Deneault | Polémos
Postface d'Denise Byrnes, Oxfam-Québec

 

Paradis fiscaux

Le fisc offre une amnistie secrète aux multimillionnaires

Évasion

Le Canada s'entend avec huit paradis fiscaux

Liste des paradis fiscaux non coopératifs

Offshore : paradis fiscaux et souveraineté criminelle, Alain Deneault

Offshore
Paradis fiscaux et souveraineté criminelle Alain Deneault, UQÀM

Des palmiers, des îles, de distingués hommes d'affaires cravatés, des transactions mystérieuses, un monde du secret,
voilà l'esthétique de l'offshore.
Cette fiction superficielle du paradis fiscal ne révèle cependant rien
du blanchiment de l'argent sale, de l'économie du crime et de la drogue, des armes convoyées
par des navires de complaisance.
C'est oublier que ce que l'on nomme « offshore » rassemble des pôles de décision occultes
avec de vraies assises politiques,
un centre de pouvoir où se concentre la moitié du stock mondial d'argent et où les aires de légalité et d'illégalité
se confondent.
Il est dès lors impossible de limiter l'offshore à une banale évasion fiscale ou à des économies parallèles,
présentées le plus souvent comme marginales et anormales ; elles jouent, en fait, avec NOS économies.
Alain Deneault démontre que ces immenses fuites financières ont des impacts désastreux sur nos États démocratiques,
les dépossédant de leurs ressources financières et de leur souveraineté politique.
Il analyse avec précision le concept de l'offshore et lui donne un nouvel éclairage politique.
Car, derrière ces paradis fiscaux, c'est toute la question de la souveraineté qui se trouve reposée. Qui mène ?
Qui décide ? Qui est souverain ?
La toute-puissance de ces acteurs financiers semble leur donner une souveraineté qui outrepasse aujourd'hui
celle de l'État et nie celle du peuple.
Deneault nous révèle aussi le kitsch et la fragilité de l'empire offshore, devant lequel l'irrévérence
et la démystification restent nos meilleures armes.

Alain Deneault est titulaire d'un doctorat de philosophie de l'Université de Paris-VIII et enseigne aujourd'hui
la sociologie à l'UQÀM.
Il vient de publier Offshore – Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (Écosociété, 2010).
Il est aussi coauteur de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique (Écosociété, 2008).

Affaire KPMG

Retour